Aujourd’hui

L’image luxueuse de Caron n’a jamais quitté la Maison, implantant sa griffe dans les quartiers les plus prestigieux de la capitale parisienne.
Caron s’installe dans les années 80 au 34 de l’avenue Montaigne, pour ouvrir un véritable temple du parfum…
Murs recouverts de laque, miroirs reflétant les célèbres Fontaines, consoles sur pattes de lion, tables en marbre et lustre majestueux.
La deuxième adresse parisienne, inaugurée à l’automne 2000, est située au 90 rue du Faubourg Saint-Honoré, face à l’Élysée. Par les volumes et la richesse de cette boutique, Caron créa l’événement dans un quartier pourtant habitué aux ouvertures spectaculaires.

Fin 2011, c’est sur la Rive Gauche qu’un nouvel espace est ouvert : résolument dans l’air du temps et toutefois respectueux des codes et de l’héritage.
La boutique jouit d’un emplacement privilégié, au 153 boulevard Saint-Germain, juste à côté de la célèbre brasserie Lipp et en face du non moins mythique Café de Flore.

Caron lance les Exceptionnels avec ON AURA TOUT VU

En 1999 la maison Caron lance sa collaboration avec Yassen Samouilov et Livia Stoianova de la maison de couture On Aura Tout Vu. «Caron par On Aura Tout Vu »est une collaboration créative entre la haute parfumerie et la haute couture.
« Le Montaigne » – dit « Flacon Monument » est habillé d’une chaîne dorée à l’or fin, les collections « Feux »et « Champagne » en cristal, « Trilogie » avec vaporisateur de sac, miroirs et sacs strassé, inspiré de l’univers de la joaillerie en argent, or ou noir. La collection « Perles »et « Architecture » .En 2015 voit le jour «Rêverie » et bien plus d’aventures à venir …

Fidélité aux fondateurs sans cesse renouvelée

Avant-gardiste, en harmonie avec l’art et la mode, inspiré par les exploits qui ont marqué le XXème siècle, Caron a su s’adapter aux bouleversements des mœurs tout en restant fidèle à sa tradition.

En 1998, Caron est repris par Patrick Alès. Entre les deux hommes existe un dénominateur commun : la passion de la Rose. Alors qu’Ernest Daltroff en abusait dans ses compositions, Patrick Alès la collectionne dans l’une des plus belles roseraies du Val de Loire.

Romain Alès lui succède et perpétue la tradition du parfum délivré par de somptueuses fontaines en cristal. Le parfum se recueille au petit robinet de bronze dans des flacons de toutes tailles, ceints de fil d’or à l’ancienne.

Parfumeur-créateur

Richard Fraysse – en est actuellement le nez. Richard Fraysse est issu d’une lignée de parfumeurs : son grand-père créé English Lavander de Yardley en 1913 et son père Arpège de Lanvin en 1927.
Il exerce depuis toujours le métier de créateur olfactif. Ses compositions parfumées sont uniques ; il sélectionne les plus belles essences naturelles à la recherche constante d’une signature de grande qualité.
Caron possède ainsi la formule de tous ses parfums, achète directement les composants de ses fragrances et procède parfois même à leur distillation.

« Chez Caron, j’ai la chance d’exercer ma créativité en toute liberté, sans être assujetti aux contraintes marketing ou budgétaires. Je peux privilégier des essences naturelles rares, comme l’absolu de rose ou de jasmin, afin d’être fidèle à la grande tradition de la parfumerie de luxe.
En dépit des progrès de la chimie et de la poursuite du profit, le parfum doit rester un produit de luxe, rare et précieux, s’il ne veut pas perdre sa vocation première : faire rêver celles qui le portent. »
Plutôt classique dans ses compositions, il avoue sa préférence pour la douceur et la rondeur des fragrances féminines et signe ainsi, parmi d’autres, le voluptueux Lady Caron .

Origine

Ernest Daltroff commence à travailler dans une petite parfumerie à Asnières-sur-Seine à l’âge de 35 ans. Ernest Léon René Lucien Daltroff est né le 17 novembre 1867 à Sainte-Cécile au sein d’une famille bourgeoise juive originaire de Russie. Son père, Louis Daltroff, est Chef de Division, au Chemin de Fer départemental de Mâcon à Paray-le-Monial. Il se souviendra longtemps que dans son enfance, sa mère Ida-Caroline Bing lui mettait souvent une goutte de son parfum derrière les oreilles.
En 1902 à Paris, il rachète avec son frère Raoul à Paris une ancienne mercerie-parfumerie rue Rossini, la Maison Emilia, qu’il transforme en Maison Caron. Les frères Daltroff installent en 1903, la Caron Corporation sur la 5e avenue à New York aux États-Unis, pays où Ernest Daltroff passera six mois de l’année dès la fin des années 1920
En 1904, il ouvre sa propre boutique à Paris, au 10 rue de la Paix. Il y a deux origines possibles pour le nom « Caron » : soit le nom d’un célèbre acrobate de l’époque, soit le nom de l’établissement précédent son commerce, l’enseigne Anne-Marie Caron ; quoi qu’il en soit, le nom plaît à Ernest Daltroff puisqu’il est court, se retient facilement et peut se prononcer en plusieurs langues tout en étant associé à la France. Il rencontre ensuite la styliste Félicie Wanpouille, qui va devenir sa compagne et a l’avantage de fréquenter le Tout-Paris de la création (Coco Chanel, Jeanne Lanvin, etc.).

Leur premier grand parfum est « Narcisse Noir », créé en 1911, « un jus envoûtant, subtil et fort [qui] plaît immédiatement à la haute société », au point que l’actrice américaine Gloria Swanson exige que les studios où elle tourne en soit embaumés. Autre réussite, En Avion (1932), offert à l’aviatrice Hélène Boucher (amie de Félicie Wanpouille) avant sa traversée de l’Atlantique ; celle-ci déclarera ensuite : « sans ce parfum, je ne serais peut-être pas arrivée jusqu’au bout ». En 1934 sort Pour un homme. Par ailleurs, le couple met au point une technique de fabrication particulière, dite de la « poudre libre », encore utilisée de nos jours.
Félicie Wanpouille reprit la maison lorsqu’en 1939 Daltroff fut obligé de s’exiler aux États-Unis pour fuir la montée du nazisme. En 1941, Notant dans un carnet, alors qu’il passe devant la statue de la Liberté (New York) : « je ferai un jour un parfum pour remercier ce pays de me rendre ma liberté ». Toutefois, il décède en 1941 âgé de 73 ans, au Canada, à 73 ans
Félicite Wanpouille dirige ensuite la maison jusqu’à sa mort, en 1967 ; elle participe à créer de nouvelles essences comme « Poivre ». On l’appellera longtemps « madame Daltroff ». Elle conçue aussi le design de nombreux flacons de parfum, avec les cristalleries Baccarat.

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